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Toujours un jour de retard
Avec le livre comme prétexte
« Le livre comme pré-texte »
Ha-ha
Parfois les mots se mettent en vacances
Ils s’absentent
Prennent le large
Fondent comme glacier au soleil
Te laissent vide
Vide devant la tournure du monde
Vide devant l’inconscience et l’indifférence
Vide
Peut-être faudrait-il avoir la sagesse
D’écrire un dernier mot
Plutôt que revendiquer
De faire partie de ces obsédés textuels
Qui en vomissent au mètre
Sur les plateaux des médias autorisés
Écrire un dernier mot
Et tirer ta révérence
Rejoindre tes sentiers du silence
Ponctués de rares images
Qui se perdent dans les brumes de ta mémoire
Écrire un ultime mot
Le déposer dans la boîte aux lettres du silence
Effacer les traces de ton passage
Et regarder vers ailleurs
Xavier Lainé
9 août 2026