Les orientations peuvent être louables, mais la démarche ? Vous y avez pensé à la démarche ?
Il y a ceux très surs d’eux qui se proclament candidats, parfois à leur propre succession tant ils sont fiers de leur oeuvre (la question n’est pas de savoir si cette fierté est justifiée ou non), et puis ceux qui oeuvrent à créer du commun, à faire converger des pensées différentes, parfois divergentes.
On me dira qu’il faut bien avoir des chefs, et pour beaucoup, hélas, le patriarcat n’est pas mort : ils ne se sont pas affranchis du père, alors ils sont prêts à en trouver des substituts dans la prestance d’un candidat.
On peut comprendre, du moins si l’on considère que le moule dans lequel nous sommes tombés depuis cinquante ans, moule du consumérisme en divinité suprême et du caprice à satisfaire comme règle de vie, mais…
Mais on voit bien qu’à confier par des infantiles le pouvoir ou à ceux qui leur ressemblent, la pente du monde devient glissante.
De ce fascisme soft qui n’a confiance qu’en des chefs, tandis que les peuples s’entredévorent au nom de leurs désirs, que croyez-vous qu’il puisse sortir, sinon guerre et famine, colonisation et génocide établis en règle du droit international.
C’est ce qu’on entend dans la bouche d’un ministre sioniste : la méthode employée à Gaza est bonne, elle peut être adoptée comme une règle : un peuple vous dérange ? Vous le taxez de terrorisme, vous lui réglez son compte en massacrant toute vie civile et l’affaire est bouclée.
D’autres qui furent à l’origine d’Auschwitz ne disaient pas pire !
Pas d’inquiétude je ne suis d’aucun bord sinon celui si faible de l’humain. Pas l’humain d’abord : l’humain comme vivant parmi les vivants sur une terre qui n’a pas besoin de lui pour persister et signer dans sa naturelle beauté.
L’humain qui a acquis potentielle pensée pour se situer dans l’ensemble du vivant et apprendre à faire usage de son intelligence des choses non pour dominer, corrompre ou détruire à son seul profit, mais pour grandir avec les vivants qui l’entourent et tenter de le devenir toujours plus, humain, même si la définition de cet état nous échappera sans doute toujours.
Je suis candidat à l’humanité bienveillante se nourrissant de sa diversité avec Erasme et Stefan Zweig, entre autres.
Xavier Lainé
24 janvier 2026