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À peine si possible
Garder les yeux ouverts
Les paupières tombent
Sous le poids des fatigues
Tous les jours s’étonner
De pouvoir se lever
De vaquer aux choses
D’ouvrir la porte
Aux âmes en souffrance
Parfois trempé de sueur
Mais quand même
Jusqu’à quand désormais
Sera-t-il possible
De tenir le rythme
Dans le fracas des cigales
Les cris aigus des martinets
Hier photographie rejetée
Pour keffieh sur les épaules
Cachez donc ce génocide
Que nous ne saurions voir
Alors
Alors écrire encore
Pour ne pas mourir de honte
Pour ne pas passer de vie à trépas
Sans témoigner
De ces terribles aveuglements
Qui conduisent tout droit
Au pire sans rémission
Dans le silence des pantoufles
Xavier Lainé
22 juin 2026