Bientôt un mois écoulé : que sont nos voeux devenus ?
Très vite le train-train, l’ordinaire d’une vie qui n’est trop souvent que survie et l’angoisse des lendemains toujours.
Quoi de neuf ? Rien sinon qu’à Gaza on continue d’exterminer un peuple au nom d’une idéologie centrée sur la Shoah, mais ignorante apparemment du devoir que celle-ci impose de ne pas reproduire les schémas qui l’ont autorisée.
Quoi sinon toujours moins pour l’immense majorité et toujours plus pour une infime proportion des humains ?
Quoi sinon le menton arrogant des immondes parvenus au pouvoir, qui ont oublié d’être des humains adultes, n’agissant qu’au grè de leurs pulsions et de leurs désirs, sans un regard pour les conséquences ?
Quoi ?
Quoi sinon un monde qui s’enfonce en d’immondes conflits au nom de divinités qui ne demandent rien, de textes religieux qui disent le contraire de ce qui est acté en leur nom ?
Quoi sinon paroles creuses, discours vains, mots détournés de leur sens pour satisfaire quelques ego candidats à leur propre succession ou rêvant d’être « grand vizirs à la place du grand vizir » ?
Quoi de cette majorité dépossédée, contrainte à pointer au chômage pour des clopinettes infâmes permettant tout juste de ne pas mourir de faim ?
Quoi ?
Quoi de ces voeux tardifs formulés à la va-vite sans y croire parce que le mois se termine et qu’il faut satisfaire à des traditions sans morale ?
Quoi, tandis que des femmes et des enfants pleurent, que d’autres meurent sous les décombres, et que j’écris des mots vains qui me font encore plus « écri-vain » ?
Quoi de la fatigue de clamer que nous pourrions oeuvrer ensemble à autre chose qu’à cette tragédie tandis que vie lentement s’écoule avec terme qui s’approche inexorablement sans que rien ne change vraiment ?
Quoi ?
Xavier Lainé
30 janvier 2026
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