mardi 17 mars 2026

Grotesque hypocrisie 29

 



Il y a quatre vingt treize ans, Hitler accédait au pouvoir.

On sait désormais ce qui l’a aidé, ceux qui l’ont soutenu, qui par leur silence ou leur soumission à l’ordre ambiant, lui ont permis de devenir le tyran d’un siècle qui n’en était pas à son coup d’essai.

On sait désormais que ses élucubrations racistes n’était pas de ses propres idées : il s’était inspiré largement des lois Jim Crow entrées en vigueur dans les états du sud des Etats-Unis en 1877 et dont les règles ont perduré jusqu’en 1965.

Il n’avait rien inventé, on sait ce qu’il advint.


Il y a quatre vingt treize ans, le nazisme triomphait en Allemagne avec la complicité des plus grands financiers.

Il y a quelque chose de tragique à oublier que cette ascension était le résultat d’une première guerre mondiale relevant d’une boucherie à laquelle les peuples n’adhéraient pas.

Ils y allaient par logique de soumission.


Logique de soumission. La Boétie n’est jamais très loin.

On se soumet car on sait le poids des représailles en cas de contestation.

Ou encore, ce qui est une soumission résolument plus moderne : on se méfie de ce qu’on risque de perdre en cas d’insoumission.

On s’est endetté, souvent surendetté pour avoir son petit logement, on a tout juste de quoi se nourrir et prendre des loisirs à crédit. Ce peu acquis par conditionnement au consumérisme, il est bien naturel de ne pas vouloir le perdre. Alors on ne dit rien.

Et puis on voit bien le sort réservé aux récalcitrants !


J’y reviendrai, c’est une longue histoire qui en elle-même contient les soumissions d’aujourd’hui.

J’ai vécu les débuts de ces temps néo-libéraux où militer ne trouvait plus aucune protection.

J’y ai laissé beaucoup.

J’ai bien compris pourquoi à l’époque, on me tournait le dos.



Xavier Lainé

28 janvier 2026


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