Et puis construire, nous savons, toujours nous remettre à l’ouvrage.
Sous les quolibets des incapables, qui ne savent que compter leurs billets, dans leurs corbeilles d’argent, mais ne savent rien faire pour se nourrir, s’habiller, se loger.
Sans nous ils ne sont rien sinon comptes en banques.
Sans nous ils ne sont rien.
Ils ont besoin de nous pour leur propre survie.
Mais ce dont ils rêvent, c’est de nous voir esclaves.
Ce dont ils rêvent, c’est de choisir parmi nous ceux qui seraient leurs serviteurs zélés, maniant le fouet et la carotte, pour mieux nous réduire au servage.
Ils nous imposent leurs manières de voir.
Ils répandent dans nos esprits le fiel de leur ostracisme.
Ils nous dévient de notre route qui est de bâtir.
C’est notre responsabilité, construire les cités où nos âmes pourraient vivre en paix, sans que nul n’en soit rejeté.
J’entends.
J’entends ici les quolibets devant nos rêves.
Ils ne savent faire que ça, se moquer et souiller tout ce qui n’est pas de leur monde.
Quiconque relève la tête, ils ont leurs services de désordre pour faire rentrer dans le rang les récalcitrants.
Ils légifèrent.
Regardez les légiférer : toute loi votée en leur nom est contrainte pour les peuples, allègements pour leurs amis.
Leur monde est un monde par principe inégalitaire et sans foi ni loi.
Le plus fort a raison. C’est au nom de cette raison de domination qu’ils envahissent leurs voisins, génocident à tour de bras toute forme d’humanité, interdisent la propagation du savoir, de la poésie et du rêve.
Ils nous rêvent soumis, mais ne voient pas ce qui bouillonne dans nos têtes.
Xavier Lainé
7 janvier 2026
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