Ils sont indignes mais ont l’aplomb de dire leur mot, qu’ils condamnent ou approuvent, ils devraient écouter ce qu’ils disent et l’appliquer pour eux-mêmes.
Ils dirigent le monde d’une main de fer vers l’abîme.
Ils nient toute autorité populaire au nom d’élections truquées.
Ils condamnent leurs peuples à la misère et à l’errance.
Ils tirent à bout portant sur des enfants sans défense.
Ils attaquent leurs voisins et se jugent légitimes à annexer le territoire des autres.
Mais…
Ils font vibrants discours pour condamner chez l’autre ce qu’eux-mêmes font.
Leur parole est de la même nature que les voeux formulés il y a si peu de temps.
Voeux qui s’envolent à peine prononcés et sombrent dans l’oubli.
On les prononce et on passe à autre chose.
Il est ainsi ce monde : il passe très facilement à autre chose.
Qu’importent les crimes commis devant les caméras, on regarde ça comme si c’était un jeu vidéo.
Nous voici tellement habitués à la violence, que plus grand chose ne nous émeut.
On regarde et puis on retourne à ses petites occupations sans un mot.
Il est vrai que les mêmes qui condamnent ou soutiennent la mise à mort du droit international nous ont habitués à faire attention à nos mots.
Il disent qu’il n’y a pas de censure, mais de fait, chacun se méfie des mots qu’il écrit.
Certains mots sont bannis ou vous ouvrent la porte des geôles de pays qui se disent libres, à condition que vous soyez nés du bon côté : celui de la fortune.
Xavier Lainé
5 janvier 2026
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