Mais voilà que parfois
Ça déborde
On te dit une chose
On fait autre chose
Mais toi tu attends
Une livraison qui ne vient pas
Une parole jamais tenue
Tu attends
Mais voilà que souvent
Ça déborde
Tu fais état de ton impatience
Dans ce monde sans
Sans qualité ni parole
Où un mot prononcé
Ne dit plus ce qu’il veut dire
Mais voilà que ça déborde
Ta colère gagne peu à peu
Sur le terrain de la patience
Tu te rêves ermite solitaire
Au tréfonds d’un bois profond
Pour ne plus rien subir
Des avanies d’un monde
Qui ne cesse de se détraquer
Au quotidien ils te livrent l’absurde
L’absurde de vaine attente
De stupides croyances
On cumule les mensonges
On se retrouve dans l’entre-soi
De religions devenues refuges
Comme elles l’ont toujours été
Xavier Lainé
19 décembre 2025

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