vendredi 20 février 2026

Grotesque hypocrisie 4

 


On s’endort, on se réveille dans le fracas des bombes.

Parce que les années passent, mais comme on ne change pas les dirigeants d’hier, qui ne cessent de se reproduire à l’identique, toujours ils nous mènent les yeux bandés au bord du gouffre.

Si nous ne voulons pas sauter, ils nous poussent. Une vie pour eux n’a strictement aucune importance, seul le gain qu’ils amassent à longueur de crimes leur importe.


On s’endort, on se réveille avec la nausée.

Rien à voir avec la fête d’avant-hier, juste que nos rêves tournent au cauchemar.

Qui pourrait souhaiter encore bonheur et richesse à l’heure où le premier n’est plus que poudre aux yeux pour cacher les monstres qui se déploient en haut lieu, la deuxième une propriété privée entre les mains des mêmes.

Ceux-là font des discours sur la tolérance, pour mieux la piétiner.


On s’endort, on se réveille le corps douloureux.

C’est dur de vivre dans un monde en tel fragile équilibre qu’il menace toujours de tomber du côté de l’immonde.

Ce que furent les valeurs laborieusement élaborée depuis des siècles, les voilà foulées au pied, servant de paillasson.

Exit tout droit international, tout état de droit, toute justice qui protège les plus faible.

Nous voici au réveil devant ces territoires dévastés, ces peuples meurtris, enfants femmes et vieillards considérés comme danger pour les possédants au seul titre qu’ils refusent de se soumettre.

L’humanité, au réveil, n’est plus qu’un souvenir.

La loi du plus fort est devenue la règle, une règle sans règle, un vide abyssal où nous plongeons.

Le problème n’est pas à Gaza, au Soudan, en Somalie, en Ethiopie ou au Vénézuela, il est dans cette engeance sans foi ni loi, mais qui se réfugie derrière les croyances aveugles pour mieux mépriser l’humain qui sommeille devant son écran.



Xavier Lainé

3 janvier 2026


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