jeudi 26 février 2026

Grotesque hypocrisie 10

 


Mais bien sur qu’on pourra épiloguer sans fin sur la folie des dirigeants du monde, mais que dire de celles et ceux qui les portent au pouvoir ?

À quel dérèglement de la pensée faut-il rattacher de telles bévues ?


C’est là qu’on reste coi.

Que la pensée se heurte à l’iceberg des difficultés de compréhension et de traduction.

Surtout lorsque, le mal fait, on ne rencontre que des « Moi ? Non ! », comme si l’opération avait eu lieu par l’opération de quelque force obscure.

Comme si était inéluctable la réalisation de cette avidité du mâle blanc (mais parfois aussi d’autre couleur, mais peut-être est-ce par volonté de paraître plus blanc que blanc) au pouvoir et à la fortune.


On reste coi, on s’interroge : que faut-il penser d’un temps qui vire à l’absurde.

Un temps qu’on aurait pu croire débarrassé des spectres du passé.

Nous étions sortis blessés d’un vingtième siècle déployant une violence jamais vue dans l’histoire de l’humanité.

Avec ses millions de morts dans les tranchées, dans les camps, on aurait pu croire notre humanité capable de tirer les leçons.

Il semble que non.

Les voeux non encore refroidis, déjà les fantômes du passé hantent nos mémoires en longs cortèges de violences, de misères, de guerres et de génocides.


Puis désormais on tue presque à bout portant, sans même regarder qui on tue. Les tueurs sont aux ordres d’un chef d’état qui ne sait qu’éructer les discours rances d’un XXème siècle meurtrier.

On tue, presque à bout portant, Renee Nicole Good.

Dans le silence glacé de l’hiver des coeurs, on tue aux Etats-Unis comme à Gaza et comme partout, pour protéger un monde sorti de toute humanité.

Qu’importent que les âmes tuées soient emportées dans le linceul de leur innocence.



Xavier Lainé

9 janvier 2026


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