Mais bien entendu, dans le chaos semé de mains de maîtres qui se croient tels, on tente de retomber sur nos pieds.
On se méfie des voeux pieux, des souhaits signifiés par pure forme, des formules toutes faites qui ne font plus sens en temps d’avarie généralisée.
Car se dont on a besoin que ne nous donnent plus les états constitués, c’est de nous serrer les uns contre les autres pour nous réchauffer les coeurs, pour redonner à nos esprits l’oxygène qui leur est indispensable.
Tandis que certains demandent à ChatGPT ce qu’ils doivent penser, d’autres reconstruisent une façon de vivre d’où notre humanité ne puisse pas être exclue.
C’est un travail quotidien.
Ne pas démordre de notre soif d’humanité.
Ne rien céder à cette folie qui voudrait que des machines se mettent à nous dicter nos actes.
Ne pas accepter cette soumission imposée insidieusement, qui ferait de nous les serviteurs d’un monde 2.0.
C’est une révolte intime, de ne pas marcher au pas accéléré d’une histoire non choisie et non désirée.
C’est un travail quotidien.
Observer avec rigueur les comportements qui nous plongent dans la violence.
Nous détourner des hostilités puissamment entretenues, des rhétoriques racistes et xénophobes qui établissent des hiérarchies entre frères humains.
Ne pas accepter de sombrer dans ce délire de possession que les malades de la finance véhiculent comme seul et unique horizon pour nos peuples désorientés.
C’est un travail quotidien.
Débusquer les vieilles figures sous les masques avenants des gendres idéaux.
Silencieusement fausser compagnie à cette lie de l’humanité.
Xavier Lainé
6 janvier 2026
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