Le temps à l’unisson des tristesses
Que deviennent enfants nus sous la pluie
Réfugiés sous des abris de fortune
Lorsque le ciel pleure
Je ne sais
Moi bien au chaud
Tandis que brumes et larmes s’écoulent
Le long des échines fourbues
Le temps à l’unisson des tristesses
Un flot s’écoule
Qui ne nettoie rien des violences
Rien des bombes et des missiles
Dont il ne faut plus rien dire
Lorsque fausse paix est déclarée
Sur le dos des innocents
Le temps à l’unisson des tristesses
Une vague emporte tout
De ce qui fut territoire
Une vague de grossiers appétits
Qui spéculent sur la mort des uns
Pour toujours enrichir les autres
Le temps à l’unisson des tristesses
Les mots s’écoulent hésitants
Sur la page blanche d’un temps gris
Sous les paupières trop lourdes
D’avoir trop espéré en vain
Le temps à l’unisson des tristesses
Je vais les poches pleines à craquer
Dans l’espoir d’un souffle d’humanité
Xavier Lainé
24 novembre 2025
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