Ce sont trois noms
Gravés dans la pierre
Érigée entre église et mairie
Au village des quarante vents
Ce sont trois noms
Jeunes encore
Sacrifiés dans les tranchées
Où le mythe national
A trouvé raison de vivre
Sur les cadavres amoncelés
Ce sont trois noms
Qu’on célèbre une fois l’an
Puis qu’on oublie
Pour passer à autre chose
Aux vicissitudes de la vie
Qui ne cesse d’aller
D’une guerre à une autre
Pour des intérêts privés
Qui se rient de la misère
Ce sont trois noms
Entre trente et trente quatre ans
Qui donnèrent leur vie
Pour un monde indifférent
Dont certains encore aujourd’hui
Voudraient nous faire porter
L’affront et la souffrance
Ce sont trois noms
Qui de guerre lasse en guerre froide
Tremblent au son des obus
Xavier Lainé
22 novembre 2025
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