vendredi 4 septembre 2026

Ça brûle 18


 -18-


Alors je refuse

De parler d’autre chose

De regarder ailleurs

Même au nom de douce poésie


Mes mots prennent bec

Ma vie prend ombrage furieux

D’un monde que je n’ai cessé de combattre


Mes mots sont ancrés là

Dans les décombres et les corps engloutis

Dans cette mer où enfant j’aimais nager

Devenue cimetière pour tant d’âmes en fuite


Bien sûr vindicte

Y compris venant de ce bord

D’un échiquier qui cache bien mal

Ses furieuses envies de dominer


Les mêmes 

Les mêmes qui se disent gauche

Qui refusent que soit nommé

Le monde qui nous opprime

Même en citant Jean Jaurès

Il ne faut pas dire

L’alpha et l’omega

Qui conduit notre humanité

À sa ruine perpétuelle


Mes mots sont là

Ma vie se fait lasse

De voir se réaliser mes cauchemars

Dans la douleur de vivants qui ne demandaient qu’à vivre encore



Xavier Lainé

18 juillet 2026


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire