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Sans cesse j’y reviens
À Jorge Amado
Aux souterrains de la liberté
Là où elle peut le mieux
Vivre et prospérer
Loin des aveugles nationalismes
Des étroits gestionnaires
D’un système qui est corset
Sur la mémoire des humains
Qui les enferme
Dans la prison des frontières
Qui ne cesse de les dresser
Les uns contre les autres
Les autres contre les uns
Au nom de dieux inventés
Pour la gloire de nations
Qui n’ont d’existence
Que dans les cervelles dérangées
Des craintifs et des pleutres
Sans cesse j’y reviens
Je lis les poèmes
Arrivés jusqu’à mes yeux
Par mille chemins improbables
Petites flammes échangées
Dans un monde sans lumière
Âmes en survie
Par la grâce de leur plume
Venues d’Afghanistan ou de Gaza
De Syrie ou du Soudan
Plumes fragiles
S’agitant dans le noir
Où paradent les obscurantistes
Xavier Lainé
14 juin 2026