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Comme on ne cesse de dire
De parler sans faire
Rien ne s’améliore
Tout empire
Alors on se réfugie
Dans des rêves enfantins
On rêve d’un temps
Qui n’a jamais existé
Qu’on fabrique sans vergogne
Et sans souci de l’histoire
On brandit sabre et goupillon
On imagine l’alliance
De l’église et du pouvoir
On se travestit des contrevérités
Qui feraient rougir l’histoire
Si elle n’avait déjà triste figure
En monde qui ne cesse de la remodeler
Pour répondre aux critères des puissants
Le sabre et le goupillon
Un monde qui n’existe
Que pour satisfaire au besoin
De maintenir le statu quo
Entre peuple et puissants
L’homme providentiel
Adoubé par l’église
Au nom de contrevérités
Car jamais le monde ne fut beau
Il ne le sera jamais
Tant que peuples suivront
Sans souci de recherche
Les modèles répétés et admis
Sans remettre en cause les ordres établis
Xavier Lainé
6 juin 2026
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