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Une journée loin
Loin de la folie des humains
Ou de cette frange infâme
D’humains qui portent ombrage
À toute notre humanité
Une journée
Les yeux ouverts
Sur les oiseaux et les libellules
Rêvant de ne jamais revenir
D’arpenter cette terre
Sur son versant fertile
Qui se moque bien
De mes états d’âme
Des tyrannies
Des hypocrisies
Une journée
C’est peu et c’est beaucoup
Une journée
Ça vous invite
À ne pas rebrousser chemin
À prendre distance
Pour ne pas sombrer
Avec ceux qui sabordent le navire
Il y avait
Des canes conduisant leurs petits
Des grèbes attentives aux leurs
Des Nettes Rousses plongeant au fond des eaux
Remontant dans leur bec des algues nourricières
À partager avec leur tendre moitié
Il y avait
Xavier Lainé
17 mai 2026
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