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On aurait aimé que ce soit une blague
Mais ce fut annoncé et adopté bien avant
Que poisson n’arrive
Puis disparaisse devant les poisons
Écoutez donc
Écoutez
Vous n’entendrez pas un son
Pas un mot qui dise
Comment nommer
Le droit que s’arroge un Etat
De condamner à mort
Ceux qu’il nomme « terroristes »
Mais qui ne sont
Qu’étrangers devenus
Sur leurs propres terres
Mes mots encore
Seront peut-être censurés
D’autres seront sensurés
Détournés de leur sens
Pour mieux accuser
Celui qui les écrit
D’un antisémitisme qu’il exècre
Comme toute forme de racisme
Mes mots ne trouveront plus
La voie du poème
Pour parler d’un printemps triste
Où notre humanité se fourvoie
Dans un silence complice
Je ne saurai rien émettre d’autre
Que cri d’indignation
Xavier Lainé
1er avril 2026
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