Il y en a qui ont de l’ambition
Qui se voient en phare
Illuminant le monde
De leurs pensées profondes
D’autres préfèrent
Demeurer dans le rôle de la vigie
Sans trop savoir quoi dire
Tant que terre n’est pas en vue
Le problème de la pensée
C’est de savoir à partir de quand
Elle est potentiellement intéressante
Au point de devoir sortir le nez dehors
En attendant il n’est rien de plus agréable
Que d’errer de livres en ouvrages
D’observer l’outrage des pensées toutes faites
La dérive des continents d’affabulations
Agréable n’est pas le mot
Disons qu’on s’assoit confortablement
On regarde les nuées au dehors
On entend les cris sourds
De pays qu’on enchaîne
On voudrait d’un mot
Libérer le joug
Pour une autre chanson
Sinon on attend dans l’ombre
Que quelque chose vienne
Avant qu’il soit trop tard
Xavier Lainé
15 novembre 2025