Tandis que ma prose s’étend, que les médias encensent un président infantile et pérorent à longueur d’antenne sur son conseil de la paix, à Gaza, on continue de mourir, si ce n’est sous les bombes, ce sera par la faim, le manque de soin, les maladies impossibles à soigner faute de structures hospitalières.
Nous voyons ça, nous ne pouvons pas ne pas le voir, sauf à détourner volontairement le regard.
On me dit que nous n’y pouvons rien, que c’est ainsi, que nous sommes impuissants.
Nous le sommes d’autant plus que nous détournons nos regards et que nous nous déclarons impuissants.
Comme autrefois, le jour où des comptes devant les tribunaux seront exigés, les impuissants sauront encore une fois retourner leur veste et s’autoproclamer « résistants ».
Est-ce la nature humaine ou la société individualiste qui veut ça ?
Je dis.
Je dis que le temps nécessaire à penser, lire, réfléchir, agir devrait être universellement récompensé.
Qu’apprendre à construire sa vie, non pas seul contre tous, mais avec le souci des autres, de tous les autres, une vie capable de développer une pensée critique, de n’accepter que l’acceptable et de rejeter l’injuste, l’inique et le corrompu, devrait être encouragé.
Car ce n’est pas temps perdu que de lire, réfléchir, rêver, imaginer la société dans laquelle nous aimerions vivre libre en respectant la liberté des autres.
Je dis.
On me dit dans les coulisses que tout ceci n’est que rêve inutile car irréalisable.
Or, n’est irréalisable que ce que nous n’avons pas rêvé et tenté de mettre en pratique.
Xavier Lainé
27 janvier 2026
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