mardi 1 août 2017

Dix-huitième méditation d’après








Alors j’irai étendre mes pages sur un fil.
Pour que les pensées se dispersent au grand vent des rues obscures.

J’irai faire sécher mes mots, de toutes les larmes trop longtemps écoulées.
J’irai.

Je ne suis pas sûr de savoir, mais je serai là.
Là où à tant souffrir vous ne savez plus que dire ni comment faire.
Là où se noue et se dénoue le fil du temps qui lentement nous érode l’échine.

Je ne serai pas seul.
Vous serez là aussi, car il nous faut nous serrer les mots, les prendre à pleines mains, en marteler les heures de nos cris tant contenus qu’ils ne peuvent qu’exploser.
Dans cette éruption solaire, nous verrons apparaître des mondes.
Nous verrons les vieux monstres s’enfuir.
Nous construirons les digues nous protégeant de leur marée nauséabonde.

Je ne serai pas seul.
Mes mots tenus en main comme outil de nos évolutions futures.

Je ne suis sûr de rien.
Je n’ai qu’une certitude : celle de devoir être là où se cimentent nos maisons d’avenir.
Je prêterai ma plume à tous les Pierrots en souffrance.
Pour qu’ils puissent dire à quoi nous mènent les infinies régressions.

Regarde.
Quelque chose a changé.
L’air se fait plus léger.

Nos rêves sur le fil s’échappent par poignées.


12 juillet 2017




© Xavier Lainé, août 2017 - Et demain sera, extrait, tous droits de reproduction réservé

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