vendredi 14 juillet 2017

Sixième méditation d’après










Lassitude.
Fatigue d’être.
D’écrire.

A quoi bon encore ?
Tout ce que tu envoies reste sans réponse.
Pas de place et les heures tournent.

Pas de place te laisse las.


Tu travailles, lis et relis.
Pas d’envoi systématique non.
Tu lis.

Tu frappes aux portes qui te semblent les plus proches.
Parfois même elles apparaissent ouvertes.
Vont même jusqu’à te dire retenir ceci, ou cela.

Alors tu uses tes nuits à corriger, remanier, alléger, écrire et réécrire.
Et puis rien.
Rien d’autre que lassitude.

Même pas la correction d’un petit mot.
Silence méprisant, méprisable.

Temps sans grandeur : ils ne te diront même pas que ta prose est nulle à vomir.
Tu n’as plus rien à dire.
Sauf que…

Sauf que parfois tu lis, beaucoup même et que tu te demandes pourquoi pas toi. 


24 juin 2017



© Xavier Lainé, juillet 2017 - Et demain sera, extrait, tous droits de reproduction réservé

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