samedi 15 juillet 2017

Septième méditation d’après








Le problème est dans l’outil.
Pour changer, mais quoi ?
Mais comment ?

Puisque toujours rejaillissent les mêmes manières de faire, de voir.
Qu’il vous faut toujours un « chef », un « père ».

Mais en fait est-ce certain ?
Au fond, pour beaucoup, vous en foutez.
Rien ne trouve grâce, rien ne vous détourne de votre passivité.

Les longues plaintes affleurent.
Mais une fois rentrés devant vos lucarnes médiatiques, c’est le silence qui gagne les rues.

On ne s’en remet pas, de ce silence.
Il vire à l’obsession.

Moi qui suis rêveur impénitent, ma tête toujours navigue en d’autres espaces.
Mon monde ne s’accoutume guère de ces indifférences feintes, de ces fuites absolues devant un réel qui se durcit.

Où est le réel ?
Quelle influence les mots peuvent avoir en face du tsunami visuel.
Le monde et ses horreurs savamment distillé pour alimenter les peurs.
Les peurs à la racine de toutes les démissions.
Le poème voué à parler d’autre chose.
Le roman qui lentement distille les fugaces aspects du mal vivre.
On vit mal.

On vit mal faute de rêver d’autre chose, et d’avoir la passion de rendre à nos rêves une part de vérité.


26 juin 2017




© Xavier Lainé, juillet 2017 - Et demain sera, extrait, tous droits de reproduction réservé

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