dimanche 30 juillet 2017

Seizième méditation d’après









S’accrocher encore, mais à quoi lorsque tout se dérobe ?
Ne sais, ne sais !

Pas faute pourtant d’avoir lutté mais…

Mais toujours te retrouves pris sous le feu roulant des grandes régressions.
En coulisse ils tiennent serrée la corde au cou des humbles.

N’ai jamais rêvé d’être ailleurs qu’en cet horizon : humble parmi les humbles.
Ne suis rien sinon quelques mots jetés comme parcelles de désespoir à la face d’un monde qui s’en moque.

Et là-dessus l’intense fatigue de vivre qui s’impose chaque jour un peu plus.
Pour quand le malaise final ?

J’observe vos vies, vos airs de tout traverser sans mouiller aucune plume, aucun poil.
Parfois je vous envie. Parfois je vous en veux.
J’voudrais savoir, moi aussi, traverser les tempêtes et sommeil garder.
Le mien s’enfuit à chaque coup de Trafalgar.
Le mien s’épuise en longues nuits blanches.
Mes rêves alors cherchent en quels bras déposer cette vie.
Mes rêves aimeraient trouver quelque havre de repos, d’heures passées en longs échanges de tendresse, dans l’insouciance d’une vie qui en soit une.

Ce ne sont que des rêves. 
Je ne sais pas jouer la comédie.
Je ne sais qu’être sans avoir, proie de mon passé et d’un avenir peu glorieux.

Je ne suis rien quand vous avez tout.


8 juillet 2017




© Xavier Lainé, juillet 2017 - Et demain sera, extrait, tous droits de reproduction réservé

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