mercredi 12 juillet 2017

Quatrième méditation d’après










Parfois il y a de mauvais mots, surtout lorsqu’ils tombent entre les griffes sales de journalistes en quête de sensations fortes, histoire de mieux détourner l’attention.

Nous vivons ce temps d’extrême confusion, et combien tombent dans le panneau ?

J’ai rêvé d’un peu de raison, non qui corsète nos sentiments, mais d’une raison raisonnante, résonnante, foisonnante…
Ce n’était qu’un rêve.

Ici il leur faut tout salir.

Plus le réseau s’étend, plus il se vautre dans l’abject.
Il faut salir ce qui pourrait nous sauver, prouver par A+B qu’il n’est pas d’autre issue que la marche vers le vide.
Il faut opposer à la consistance de la pensée le vide des discours creux.
Ne rien dire, ne pas se révolter, ne pas faire preuve d’exaspération, vivre dans le moule de la conformité.

Toute poésie est circonscrite, qui doit parler, certes, parler…
Ne rien dire de ce que vivent les majoritaires voués au silence.
Ils viennent te parler d’un qui eut un mot malheureux, ne disent rien de la mise à l’index de tout ce qui fut obtenu de haute lutte.

Ne rien dire, annoncer mots sans âme, articuler des phrases te laissant, lecteur, dubitatif.
En soi rien de grave : le doute est de bien meilleur conseil que les certitudes bien établies.

Le matin commence, chaleur insupportable, climat en révolte.

Tu les entends. Il ne diront rien du triste sort qui nous attend si…



22 juin 2017




© Xavier Lainé, juillet 2017 - Et demain sera, extrait, tous droits de reproduction réservé

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