vendredi 28 juillet 2017

Quatorzième méditation d’après









Alors j’observe, me tenant à l’écart.
J’observe la faiblesse et l’essoufflement.

Ils comptent là dessus.

Nous sommes encore si peu à donner de la voix.
Que la voie sans cesse demeure obscurcie.

Que la voie empruntée mène au drame.
Tant qui le voient, le sentent.
Et le drame se profile, inexorablement.


Il me faudrait
Il me faudrait force et courage
Réveiller les torpeurs
Avant que…


Je tourne ma plume
Entre mes doigts hésitants

Ma langue parfois se mure
N’est plus que murmure
D’avoir trop crié quand il en était encore temps


Tout était si prévisible à qui prend distance
Un peu de hauteur, s’il vous plaît !

Ici et là se glissent soupçons de révolte

Point assez pour déclencher les orages.


6 juillet 2017



© Xavier Lainé, juillet 2017 - Et demain sera, extrait, tous droits de reproduction réservé

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