mardi 18 juillet 2017

Dixième méditation d’après










Je ne suis qu’un cri parmi d’autres.
Que vaut ma voix perdue, couverte par les discours transmis pas les haut-parleurs ?

Je ne suis qu’un cri parmi bien d’autres.
Nos voix finissent étouffées sous le poids d’une dictature conformiste.

Nul son divergent ne peut-être émis.
Toute insoumission sera vouée à la vindicte d’une minorité.

Ma voix avec tant d’autres est majoritaire, pourtant, je vous assure.
C’est simplement qu’à trop vivre sans calcul elles sont broyées dès leur émission dans le grand destructeur des idées neuves.

Que faudrait-il pour que ?
Pour que, non…
Non, pas de volonté de prise de pouvoir ailleurs que sur ma vie.

Même là c’est difficile.
Tant de choses qui échappent toujours à ma vigilance.
Tant de désirs qui s’épanchent, fleurissent un matin, s’éteignent le soir.
Tant de rêves qui passent, laissant petit goût de douceur, juste avant d’affronter les monstres du jour.

Pas moyen d’assoir pouvoir sur moi-même, alors pensez un peu sur les autres !
Et si nous partagions, si nous allions à une forme collégiale de pouvoir sur nos vies.
La mienne s’arrêterait où commence la vôtre.
Complémentaires, elles formeraient une vis collective dense, une forme artistique d’aborder le quotidien, défaite de toute emprise.

Tant à inventer !


29 juin 2017




© Xavier Lainé, juillet 2017 - Et demain sera, extrait, tous droits de reproduction réservé

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire