vendredi 7 juillet 2017

-Dit des 16 & 17 juin 2017-










Parfois il suffit
D’un moment de fraternité
Pour emporter les derniers remparts

Ô vous qui demain resterez chez vous
Savez-vous à quels grossiers appétits
Vous livrerez vos ultimes souffles

Tu comprends pourtant
Qu’à si longtemps
De parole confisquée
Réponde  l’injuste abstention

Tu comprends moins le gouffre
Ouvert sous les pas
Les yeux qui ne voient pas
Les oreilles qui n’entendent plus


Vous étiez si peu hélas
En ces ultimes réjouissances
Vous saviez devoir jouer
Les funambules pour ne pas sombrer

Il fallait musiques et mots 
Pour galvaniser encore un peu
Les esprits parfois chagrins


Sur quel pente vas-tu descendre
Tu ne sais 

Tu rêves encore un peu


© Xavier Lainé, juillet 2017 - Où que tu tombes, extrait, tous droits de reproduction réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire