vendredi 23 juin 2017

-Dit du 5 juin 2017-










Tôt tu es allé 
Hanter les rues de ta ville
Assister à son lent réveil

Pour une fois 
Tu n'as pas dirigé tes pas 
Vers les collines

Tu t’es contenté d'observer 
L’art d'habiter 
Maisons plus ou moins bien tenues
Volontés de se préserver des autres
De se fermer derrière murs et barrières

De retour
Au milieu de tes livres 
En difficulté de rangement
Tes pensées voyagent


Une douce pluie a déposé sa fraîcheur
Qu’en sera-t-il de ton devenir
Une fois le balais passé sur tes luttes
Tu n’en sais plus rien
Tu espères 

Tu espères encore
Pour ne pas sombrer
L’espoir est ta bouée
Dans le naufrage du siècle
Dans la marée de sang et de larmes

Qui lentement monte


© Xavier Lainé, juin 2017 - Où que tu tombes, extrait, tous droits de reproduction réservés

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