jeudi 22 juin 2017

-Dit du 4 juin 2017-









Si nette beauté
Lorsque soleil s’en vient
Jouer dans les feuillages 
Après lente et douce pluie

Un instant de fraîcheur
Ferait presque oublier
L’âpre désespérance
Répandue comme ivraie
De terres en terres


Tu regardes les nuées
Lentement envahir le ciel
Chaque jour amène sa pluie
Ses brumes de désillusions

Tu avais cru pourtant
De ton vivant engager
Tes pas hors des sentiers 
Où se résignaient les autres

Ceux qui t’ont précédé
S’étaient bien battus eux
Gagnant lentement dans le sang
Quelques onces de libertés


Quant aux autres
Ils ne laissent que ronces
Sur leur passage arrogant

Chacun y va de son couplet


© Xavier Lainé, juin 2017 - Où que tu tombes, extrait, tous droits de reproduction réservés

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