dimanche 28 mai 2017

-Dit du 6 mai 2017-










Bien sûr l’angoisse
Car nul ne sait

Tu regardes les visages 
Fatigués
Les traits
Tirés


Quelque chose d’insupportable
Dans l’air vicié du temps
Sous les noires nuées
Les grondements sourds
Les pluies ravageuses

Demain où irez-vous
A quelles mains confierez-vous
Votre destin
Par accord ou par omission
Et toujours par dépit


Tu cherches quelque ondée d’amour
Un test de douceur pour oublier

Les pluies se sont arrêtées
A l’orée du crépuscule

Il te reste une nuit
Pour faire ton examen de conscience
Te décider à rompre la glace


Franchir le pas d’un choix hideux


© Xavier Lainé, mai 2017 - Où que tu tombes, extrait, tous droits de reproduction réservés

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