vendredi 12 mai 2017

-Dit du 27 avril 2017-







Tu restes stupéfait
Le spectacle n’est que mauvais théâtre

Tu sens la nausée qui monte
De devoir encore assister à cette pantomime

Décalé 
Certes tu es en décalage
Tu ne pensais pas la fracture
Si profonde et douloureuse

Au nom de qui parlent les fantômes
Au nom d’un peuple absent


Pas en ton nom
Ce serait souillure
Que de leur reconnaître ce droit

Souillé tu l’es depuis si longtemps
Ils t’ont si souvent dépossédé
Au nom de principe inavouables


Désormais tu suis les sentiers clandestins
Demain peut-être apatride
Tant que faire se peut
Tu refuses de fuir

Lorsque tu te lèves matin
Pensées engluées de cette fange du temps

Tu rêves encore d’une issue


© Xavier Lainé, mai 2017 - Où que tu tombes, extrait, tous droits de reproduction réservés

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