mercredi 3 mai 2017

-Dit du 24 avril 2017-






C’était pourtant une belle journée
Trop belle sans doute

C’était pourtant une belle journée
Mais voilà

Vieux et peureux de toutes espèces
Rentiers nostalgiques d’un autre siècle
Oligarques pendus aux porte-feuilles
Vous rodiez dans l’ombre

Comme c’est coutume en vos murs
Il vous fallait mettre un couvercle
Le sceller assez fort
Pour que rien ne bouge

Te voilà au crépuscule
Chagrin modéré en bandoulière

Qui croyait encore sortir du XIXème siècle
Ne pouvait qu’être rêveur
Puisque tu sais qu’aucune sortie
N’est possible par les urnes

Les voici scellées
Rangées jusqu’à la prochaine
Sur le sommeil des rentiers
Des trouillards
Des enfoncés dans la débrouille
Des angoissés du jeu de dé


Il te reste à battre les cartes


© Xavier Lainé, mai 2017 - Où que tu tombes, extrait, tous droits de reproduction réservés

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