mardi 2 mai 2017

-Dit du 23 avril 2017-






Tu fuis la pression
La dépression
La répression
Tu fuis

Tant besoin d’être à l’écoute
De ce qui bat en toi

Tant besoin de laisser dériver
Pensées et émotions
Ne pas te faire happer

Quant aux apostrophes
Tu les laisses glisser

Tu préfères ne rien savoir
Allier le vide et le trop plein
Demeurer en ce centre
Où libres vont tes idées
Cueillir au jardin
Graines de monde nouveau

Bien sûr l’impatience
Bien sûr la hâte
Bien sûr courir 
Bien sûr se précipiter
Avide d’anticiper
De n’apparaître point surpris

A Epiménide tu opposes
La pragmatique raison

D’un chant d’oiseau solitaire


© Xavier Lainé, mai 2017 - Où que tu tombes, extrait, tous droits de reproduction réservés

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