mardi 8 novembre 2016

Etat chronique de poésie 2958





2958

Me voici parvenu à la limite
Demain ne sera pas vide
Il faudra voyager
Vers un ailleurs sans limite
.
Me voici parvenu à la limite
La frontière est devant
J'ai ma tenaille à la main
Pour rompre les barbelés
.
Me voici parvenu à la limite
Une fois sauté la barrière
Me faudra vivre autrement
Au hasard des mots vivant
.
Me voici parvenu à la limite
Où me portaient mes états
Non qu'ils ne seront plus
Ils iront autrement

*

Nous avons parcouru
Une si longue route
Ensemble et séparés
.
Nous avons suivi
Tant de chemins de traverse
Parfois sur des crêtes
Au bord du vertige

*

Tout venait de si loin
Qu'il semblait évident
Parfois de marquer une pause
.
C'était toujours
Pour rebrousser chemin
Revenir sur mes pas
Ecrire encore
Un ultime soupir

*

A l'instant de mettre point final
A l'expérience éteinte
Mes mots vous ouvrent grand
Leurs bras de tendres affections
Ouvrez la porte à d'autres avenirs
.


30 septembre 2016

© Xavier Lainé, octobre 2016, tous droits réservés

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