mercredi 26 octobre 2016

Etat chronique de poésie 2947





2947

Laisser filer
L'ardeur estivale
.
Penché dans l'ombre
Tu regardes le temps
Qui file son train d'enfer

*

Puis te retourne un instant
Histoire de mesurer
Le chemin parcouru
Depuis tes derniers mots
.
Toujours un peu étonné
De voir jaillir encore
Le verbe de cette source
Que tu imagines à chaque instant
Aussi sèche que le ru
Qui traverse ta ville

*

J'écrirai les funestes paroles
Celles qui méritent
Cinq lignes
Quelques clés
.
J'écrirai les funestes paroles
Elles iront
En mode mineur
Entre les lèvres
.
J'écrirai les funestes paroles
Celles qu'on glisse
Aux oreilles amoureuses
Lorsque nuit s'en vient
Beaucoup trop tôt
Ensevelir nos rêves

*

Je serai
Perché en quelque finistère
Phare allumé
Sur la page des vagues
.
Un soupçon d'amertume
Eclairé de lune
Viendra effleurer
La ligne de nos mélodies
.


26-27 Août 2016

© Xavier Lainé, octobre 2016, tous droits réservés

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