samedi 22 octobre 2016

Etat chronique de poésie 2944





2944

Revient à grands pas
Temps de pécunier soucis
Perdre sa vie à la gagner
.
Déjà écrit
Mille fois

*

En petite aurore
Douce
Fraîche
Et sèche
Tu contemples
Page demeurée vide
.
Parfois te dis
Que vents
Vont en dessécher
La trace

*

Peu à peu tu glisses
Un livre à la main
Pourrait demeurer
Heures et jours
Loin
Très loin
Des sombres agitations
Où vont les mercantiles
Esclaves de leurs pulsions
.
Puis t'observes dans la glace
Te vois tout pareil
Avec pour seule différence
La conscience de tes chaînes

*

Sur les routes sinueuses du soir
Tu allais à roues déployées
Les bras chargés de livres
Tes yeux regardaient les cimes
.
Nuées d'orage en soulignaient
Les subtiles beautés
.
Tu rêvais
D'un lieu solitaire
Où déposer tes songes
.


22 août 2016

© Xavier Lainé, octobre 2016, tous droits réservés

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