jeudi 20 octobre 2016

Etat chronique de poésie 2942





2942

C'est si doux matin
Qui mutin se dirige
Vers l'automne
.
Tu ouvres tes fenêtres
Laissant nuit pénétrer
En lentes effluves fraîches
.
Puis rayons timides
Se déposent aux tomettes
En lents courants d'air
.
De la maisonnée endormie
Montent encore
Quelques rêves éblouis
.
Sans doute aucun
Vivez-vous trop en lointains
Pour supporter
.
Tant de vagues insanes
Se brisent aux rochers
Où vous dressez votre phare
.
Les naufrageurs écument
Sur les rives obscures
Où vont foules compactes
.
Tu ouvres tes fenêtres
Aux chant de labeur et d'ombre
Voix en sourdines montent
.
Elles couvrent de brume
Les tragédies déployées
Comme bannières
.
Lâches s'en vont
Détournant tes regards
Sur ce qui brille à leurs yeux
.
Tu sais n'avoir rien à voir
Avec cette hécatombe
Pourtant elle t'obsède
.
Jamais ne trouves antidote
.


19 août 2016

© Xavier Lainé, août 2016, tous droits réservés

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