dimanche 16 octobre 2016

Etat chronique de poésie 2939





2939

Rien de si simple
Que se laisser emporter
Voix parmi les ombres
Soustraire au temps hagard
Toutes petites cohérences
.
Un soupçon sur le tableau
Que tu sais avoir posé là
Où la couleur résiste
A l'usure du temps

*

A la faveur des alcools
Tu laisses dériver les pensées
Pour ce qu'elles sont
Ephémères

*

Parvenu au crépuscule
Tu agites encore
Quelques spectres
Histoire d'affoler
Les dogmatiques
Les trop sûrs d'eux
.
Quelle jolie proie
Aux griffes de ce monde
Puisque tu te sais
Naïf et vulnérable
Vulnérable car

*

Tu déposes vite
Ton obole du soir
A défaut d'avoir su
Décliner tes identités
Sur des pages d'aurore
.
Ta ville soupire
De n'être plus grand chose
Une fois son histoire abolie

*

Et ils s'y échinent
Les rustres
A en effacer la mémoire
Dans un monde atteint
De ces troubles endémiques
Qui marquent sa sénilité
.


16 août 2016

© Xavier Lainé, août 2016, tous droits réservés

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