samedi 8 octobre 2016

Etat chronique de poésie 2933





2933

Ecoutez
Rien n'est comme il est dit
.
Et parfois la voix est si profonde
Qu'il faut tendre une oreille attentive
.
Alors
Alors seulement
La nuit lentement se retire
.
Nous voici ruisselant de rosée
Avec la soif de cet autre chose
Qui jamais ne se dit

*

Trop c'est trop
Alors tu écoutes
Les infimes bruissements
Qui meublent le silence
Tu goutes l'instant
Regarde passer
Les mauvaises nouvelles
Rêve encore trouver la force
D'en arrêter le cours
.
Rien ne vient
Puisque nous en sommes tous là
Ne plus rien dire
Chercher l'échappée
La petite parcelle de liberté
Déposée en nos cœurs desséchés
.
Rien ne vient puisque
Ne savons plus très bien
Comment reprendre possession
De nos vies privatisées
Surveillées de près
Sous le regard suspicieux
.
Rien ne vient
Alors tu contemples
L'aube qui s'en vient
Petite fraîcheur à la boutonnière
Tu dégustes le moment doux
Rêve d'en étendre la nappe
A l'infini d'humain sommeil
.


9 août 2016

© Xavier Lainé, août 2016, tous droits réservés

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