mardi 27 septembre 2016

Etat chronique de poésie 2922





2922

Ils se lèvent
La pensée obnubilée
Ne voient de leur journée
Que tiroir caisse et achats
.
Crachats sur leur avenir
Borné à le gagner
Quand il faudrait construire
Et à trop vouloir
Etreignent si mal
Que tout s'écroule

*

Bien sûr le poème
Bien sûr l'aube délicate
Qui porte mes rêves
.
Mais aussitôt la porte entrebâillée
Me voilà happé dans cet univers glauque
Où rien n'a de consistance
Sinon la consommation
.
On va chaque jour acheter
A chaque achat ne mesurent
Rien de ce qu'ils perdent
Car la soif demeure

*

A promener ces vides
Ces absences et ces mal êtres
Pendus au basques du mal avoir
Qui s'accumule en domicile sans âme
Ne savent plus qui sont
.
Se sentent bien jouets
Entre mains disgracieuses
Ne savent comment
Soulager la contrainte
Alors vont consommer
Pour oublier qu'ils le font
Comme tant d'autres boivent
Pour oublier leur boisson
.
Quelque chose est rompu
Ton autonomie disparaît
Au fil de tes soumissions
Tu ne sais que faire
.


26 juillet 2016

© Xavier Lainé, août 2016, tous droits réservés

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