dimanche 28 août 2016

Etat chronique de poésie 2912





2912

Toi mon enfant derrière la vitre
Ton petit visage triste
Qui s'éclaire à mon baiser
Jamais ne pourra mesurer
Le vide derrière toi
.
Sans doute est-ce un tort
De te dire mon enfant
Puisque tu ne m'es que prêté
Pour un temps déterminé
.
Pourtant me voilà gauche
Les larmes au bord des yeux
Lorsque tu fermes ta petite main
Dans un ultime geste d'adieu
.
Je pleure en silence
Pour que nul ne me voit
Je garde sur mon épaule
Ton dernier câlin
Et l'empreinte indélébile
De tes lèvres sur ma joue

*

Je vais depuis
Un peu hagard
Un peu éteint
Ne sais plus très bien
Que faire de ces jours
.
Je programme une marche
Y renonce finalement
Me tourne vers le ciel
Y cherche justification
De cette flemme
.
Les cimes me narguent
Mais n'arrive plus
Comme si vie de famille
Avait ôté le goût des grands espaces

*

A l'aube d'un nouveau jour
Je ne sais si je dois
Faire face aux colères potentielles
D'un temps suspendu à mes rêves
J'hésite et demeure las
.


8-12 juillet 2016

© Xavier Lainé, juillet 2016, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire