mardi 23 août 2016

Etat chronique de poésie 2907





2907

Petit vent frais
Sur l'épaule de l'aube
Ici nous sommes
A l'orée des sentiers
Perdus avant que d'être

*

Je t'ai attendu au sommet des collines
Et tu n'étais pas là
.
Je t'ai attendu au versant des sentiers
Et tu n'étais pas là
.
Je t'ai attendu à l'ombre des grands pins
Et tu n'étais pas là
.
J'ai suivi les chemins de l'ombre
Traversé des ville sans âme
Observé la lente désespérance
Où glisse le monde abandonné
.
Tu n'y étais pas

*

J'avais soif
Tu ne m'as pas abreuvé
.
J'avais faim
Tu ne m'as pas rassasié
.
Je me noyais
Tu regardais ailleurs
.
Car toujours
Tu vas vers d'autres urgences
Tu as une oreille sélective
Aux appels qui se multiplient
A l'horizon de toutes choses

*

Puis
Lorsque s'élève
La tumultueuse révolte
Tu rentres chez toi
Fermes ta porte à double tour
Te blottis craintif
Devant ton poste qui ne diffuse que fadaises
Tu meurs de cette mort solitaire
.


3 juillet 2016

© Xavier Lainé, juillet 2016, tous droits réservés

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