dimanche 21 août 2016

Etat chronique de poésie 2905





2905

Un peu hagard
Un peu endormi
Tu contemples en silence
Nuées grises qui s'étirent
Au matin de tes silences
.
Paupières lourdes
Si loin le souvenir
De tes douces insouciances

*

Car à vivre tu auras appris
Qu'il ne faut rien attendre
Tout prendre
Sinon accepter tes défaites
.
Tout n'est
Qu'à la force des luttes
Rien n'est jamais donné
Puisque seule règle
Est celle de l'argent
.
Alors tu plies parfois
Sous le fardeau des fatigues
Te met sous petite pluie
A rêver d'une tendre fraîcheur
Déposée sur tes paupières lourdes
.
Elles te font larmes
Puisqu'il faut encore
A défaut d'humanité
Tout arracher
Des mains qui possèdent
Pouvoir sur ta maigre vie

*

Brisé parfois
T'en vas par les sentiers
Songeant à traîtres abandons
.
Plus la force du combat
Lorsque ce que tu nommes
Sort s'acharne sur ta dépouille
.
Quelque chose meurt
A chaque coup porté
Sur le drapeau de l'espoir
.


30 juin 2016

© Xavier Lainé, juillet 2016, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire