vendredi 19 août 2016

Etat chronique de poésie 2904





2904

Je dis que désormais
Il se fait bien tard
Que le réveil sonne
Et sonne encore
Sans que nul ne sente
La tempête au dehors
Qui souffle le peu d'esprit
Qui demeure en nos âme

*

Ce qui est brisé
L'est pour longtemps
Et la baume cicatrisant
N'est point encore inventé
.
Alors tu vas
Plaie ouverte
Coeur battant
Suivre le sentier
Où agonise ce monde

*

Parfois
Tendresse et douceurs
Te font signe
Au profond des taillis
.
Tu crois un instant
Pouvoir t'y allonger
T'abandonner
.
C'est alors que jaillissent
De l'ombre complaisante
Tes monstres enfouis

*

Tu repousses toujours
Les échéances
.
Tu rêves chaque minute
D'une trêve
.
C'est toujours illusion
Le cauchemar revient
.
Coeur brisé
Esprit en berne
Chaque jour est une croix
.


29 juin 2016

© Xavier Lainé, juillet 2016, tous droits réservés

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