jeudi 18 août 2016

Etat chronique de poésie 2903





2903

Mon poème se tient droit
Debout à l'entrée de l'été
Il affute ses armes
Mots aiguisés
S'en va dans le petit matin
En quête des révoltes légitimes
.
S'il ne se tenait pas
Le pied dans la porte entrebâillée
Il n'aurait plus de visage
Se portant caution de tous les crimes

*

Bien sûr dans la grâce d'un ciel
Immaculé et serein
Les mots cherchent leur chemin
Ouvrent les fenêtres
A la fraîcheur matinale
.
Hier unissant nos voix
Nous trahissions les petits secrets
Des frêles vies si fragiles
Pour un instant Edith et Theo
Secouaient le crépuscule

*

Au détour
Par une facétie de la mémoire
Me revient le recueil
Où s'épanchaient poèmes de jeunesse
.
J'en avais oublié la trace
Les souvenirs des chants partagés
Dans les luttes objectives
D'un temps d'espérance vive
.
C'est jeunesse qui me revient
Comme un boomerang
A l'heure des comptes et mécomptes

*

Dans l'aube délicate
Ô mon rosier
Tu m'ouvrais la robe
De tes bourgeons
.
Une fragrance de jasmin
Saluait mon silence
.


28 juin 2016

© Xavier Lainé, juillet 2016, tous droits réservés

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