lundi 15 août 2016

Etat chronique de poésie 2900





2900

Je n'ajouterai pas un mot
Au concert des stupides envolées
Je demeure en mon silence
Regardant dans le bocal
S'agiter les ombres

*


Si triste paysage
Si banales pensées
Tout à coup font tous mines
D'avoir vertu retrouvée
.
C'est encore mépris
Qui s'exprime à tout va
Ignorance crasse
Qui rampe sur les ondes
.
Quelque chose est brisé
Depuis si longtemps
Dans les têtes et les cœurs
Que les gestes sont lisibles
.
Vivriez-vous
Offusqués de la dernière heure
Avec si peu
Que vie n'est plus que survie
.
Voilà l'incompréhensible
Voilà d'où descend le cynisme
Lorsque corrompus vont
Mains libres au panier de la bourse
Tandis que s'en vont menottés
Celles et ceux qui dénoncent

*

Triste pays qui prépare ses congés
Feignant d'ignorer à qui il les doit
Crachant dans la soupe des luttes
Vivant comme si aux caisses
D'affligeante consommation
.
L'oubli est mauvais conseiller
Sa manipulation se fait crime

*

Le soleil et la plage
Ne changeront rien
A l'univers perverti
.


26 juin 2016

© Xavier Lainé, juillet 2016, tous droits réservés

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