mercredi 10 août 2016

Etat chronique de poésie 2896





2896

C'était fête
C'était si peu
En musiques uniformes
Qui de partout jaillissaient
.
Public presque absent
C'était si peu
Face au ballon
A la vinasse
A la bière
Aux hurlements
.
Aux jeux pervers
S'en vont esprits muselés

*

Il est vrai
C'était fête
C'était si peu
Du pain et des jeux
De la musique
A vous vriller les tympans
Il est si bon d'avoir un peuple sourd
Si bon d'avoir un peuple absent

*

Toi tu t'époumones
Hurlant dans ton micro
Ta vindicte contre
Contre pôle emploi
Pâles idées
Misère à la clef
.
Tu t'époumones
Contre ce qui se voit
Ne dit rien contre
L'invisible main
Qui fait de qui te paie
Le fossoyeur de tes rêves
.
La vie en intermittence
Tu crie que ton statut
Serait une panacée
Tu te places en victime
D'une administration
Oubliant au passage
Le monde dont elle est l'objet
.


22 juin 2016

© Xavier Lainé, juillet 2016, tous droits réservés

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