mardi 9 août 2016

Etat chronique de poésie 2895





2895

Au matin t'en allais
Goût amer aux lèvres
Arpenter les heures
Ne sachant plus trop comment
Expliquer ta banqueroute
.
Non que tu ne saches gérer
Tes maigres biens
Mais il semble qu'à travailler
Toujours plus travailler
Il te faille payer
Toujours plus
Toujours plus payer

*

Tu déclines pourtant
Toute offre qui coûte
Tu vis menu
Pour ne pas dépenser
Plus que gain t'y autorise
.
En reviens chaque jour
Au goût amer
Qu'amour ne sait effacer
Tant tes angoisses montent

*

Pourtant tu œuvres
Revendiques ne pas travailler
Mais te mettre à l'ouvrage
Pour ne pas faire de tes actes
Un calvaire
Une torture
.
Dans cette course
Jamais ne prends temps
D'un souffle
Même le plus court
.
Toujours tu cours
Cours cours encore
Après ta vie
Passée à ramer
Pour ne pas sombrer
.
Les années passent
Chaque jour se fait plus dur
.


21 juin 2016

© Xavier Lainé, juillet 2016, tous droits réservés

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