lundi 8 août 2016

Etat chronique de poésie 2894





2894

Tu traînes tes paupières
Alourdies de sommeil
.
Tes yeux bâillent
Tu rêves de demeurer
Au doux nid
Où livres te délivrent
Des intenses fatigues

*

Frais va le temps
Aux gorges déployées
Des fauvettes et moineaux
.
Pull aux épaules
Tu voudrais te rendormir
Pour ne rien voir
Ne plus rien entendre
.
Tant va colère
Qui roule sur les pavés
Pied de biche à la main
Pour dresser barricade

*

Demain vous vous réveillerez
Avec le goût amer d'avoir raté
La porte et le voyage
.
Une fois la vie passée
A la moulinette des folles régressions
Ne resteront que larmes
Et deuil sur vos ardents désirs

*

Ils viendront les pleutres
Armer le bras des pires
En interdisant la rue aux meilleurs
.
Car seul celles et ceux
Qui savent encore aller debout
Seront digne d'une humanité
En mesure de grandir
.
Les autres iront rampant
Quémander les miettes
Au diner des riches
Une larme à l'oeil
.


20 juin 2016

© Xavier Lainé, juin 2016, tous droits réservés

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