vendredi 5 août 2016

Etat chronique de poésie 2892





2892

Tu te déclares perdant
La lutte trop inégale
Emporte tes derniers vestiges
.
Tu t'assois à ta table de travail
Des yeux tu suis le jour
Qui lentement se lève
Tandis que tu tentes
En un ultime espoir
De vivre debout

*

Las tu regardes ta vie
S'échouer sur les récifs
Des folies consuméristes
.
Dépenser
Acheter
Remplir ta maison
De choses inutiles
Aussi vite oubliées
Qu'elles te semblaient nécessaires
.
Mirage d'un temps
Qui fait apparaître les besoins
Pour mieux les détourner
.
Toujours plus
Toujours moins bien
Folle course
Inutiles invectives
.
Tu travailles toujours plus
Pour mieux fuir
Jusqu'à perdre ton âme
Sous le joug
De si jolie petite famille

*

L'apparence est sauve
On fait le ménage
Juste avant la prochaine visite
Et on croise les doigts
Pour que nul ne vienne
Sans être invité
.
Le fossé se creuse
.


18 juin 2016

© Xavier Lainé, juin 2016, tous droits réservés

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