mercredi 3 août 2016

Etat chronique de poésie 2890





2890

Taiseux tu n'étais pas
Taiseux tu deviens
Puisque ta langue
Ne sait plus se faire comprendre
.
Puisqu'à vivre comme si
Vous décidez de votre survie
Sans soucis du naufrage
Prévisible sinon assuré

*

Plus haut vient
Menton arrogant
Haine aux lèvres
Le triste sire
.
Il affirme haut et fort
Toute la vanité de son pouvoir
Qui ne tient
Qu'au fil de la menace

*

Plus loin vont les doux rêveurs
Alimenter de leurs songes
Les allées désertées
De villes sans histoires
.
A trop vivre conforme
Les voici privés

*

Les jeux du cirque battent leur plein
A leurs portes vont les brigands
Avinés et vindicatifs
Ils cassent
Ils souillent
Ils pillent
Ils massacrent
.
Pensées bornées aux limites du stade
Vont au ras du gazon
Propager leurs stupides défroques

*

Drôle de temps gris
Pour qui voudrait avancer serein
.
Pluie comme larmes
Répandent leur flot
.


16 juin 2016

© Xavier Lainé, juin 2016, tous droits réservés

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